La poudre d'escampette
La poudre d'escampette

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Le Bénin est grand!

​On parle fatigué, (oui oui, on adopte trés vite les expresssions trés imagées du vieux français, de l'africain) des mises à jour entre nous s'imposent. J'ai bien besoin de m'aérer, d'oublier ma vie en France un moment. Demain est un autre jour et je suis là pour quelque temps...

    Le premier soir, nous passons la nuit à Fidjérossé (quartier de Cotonou) car j'arrive tard. François habite à Abomey- Calavi, ce qui en distance représente entre 550 et 700 CFA en kékéno (taxi moto) jusqu'à Cotonou. Le prix varie en fonction du cours de l'essence.

François m'explique qu'avec les inondations (il a fait beau dès mon arrivée, petit rayon de soleil que je suis), il héberge Emily et ses fils. Nous nous sommes, de suite, affectionnées. C'est ma dada (grande soeur en fon, un des dialecte local). Avec elle, je peux assouvir ma grande passion, autre que le plaisir de la table, c'est le marché. Et je suis fan du marchandage à la béninoise. En plus Emilie est une femme d'affaire togolaise, mère célibataire. Elle m'apprit entre autres à faire du fufu (igname pilé).

C'est petit à petit, l'oiseau fait son nid...

Ma liberté, je la  prends à coup de kékéno/zemijan, de repas en bord de route, de maquis. C'est ainsi que dans ces tranches de vies, je fais la connaissance de personnes formidables. A travers l'oisiveté d'un rythme sans travail... Des vacances quoi !

Entre Junior (le fils d'Emilie), son cousin Elias, Urbain et François, je suis entourée par une horde de fofos prêts à veiller sur ma ptite personne. Nous ambianceons tous nos week-end. A tel point qu'une fois, j'ai réussi à m'endormir sur la moto au retour de boîte ! Nos semaines sont dynamiques en visites des uns et de chez les autres.

Judi et Abiola, des amis à François qui viennent régulièrement à l'apéro à la maison, on refait le monde. Rien de fou, mais tellement appréciable.

François me présente un grand nombre de personnes remarquables. Notamment son acolyte cinéaste/ business man  Bruce Lee. Un gars plein de ressources avec qui nous avons passés un week-end chez sa famille à Lokossa, lors de la fête de l’indépendance, un mois après mon arrivée. Bon en fait, on a passé quasiment tout notre temps ensemble. Et bon ce week-end là, on a tellement dansé que le soir en rentrant j'ai pu essoré mes fringues, tellement elles étaient imbibées de sueur... Dégueu !

De connexions en connexions, je rencontre Albi, le little Usher béninois. Héhé.

   Je passe des heures au maquis le Janana à Calavi. Il est situé à côté du garage avec lequel François travaille. Ainsi, il me présente à Urbain, un grand monsieur, dont j'estime toute sa grande famille. Sa femme prépare le meilleur ablo (gâteau de riz), j'ai eu une grande fournée à l'occasion de mon anniversaire, la veille de mon départ. 

Les Kandji sont traditionalistes; de ce fait, il y a pas mal de choses indicibles. Je dirais qu' Urbain m'a accepté telle la novi (petite soeur de François) et en tant que telle, il me montre toute la beauté de ce pays. 

Ce sont de simples moments qui me ressourcent le plus : Se doucher au clair de lune, dormir sur une natte, manger du poisson au petit déj', enchaîner avec du sodabi, pour la force, pour la bienvenue (et il y a beaucoup de passage dans la cour des Kandji!). Petite précision, le sodabi, c'est un alcool de palme, pire que la liqueur de quetsches. Urbain en fait, j'ai même droit à la première distillation, attention l'estomac doit être bien accroché !

 Pour le coup, on en a même fait une chanson.

Toutes les histoires, sur la page Bénin, petit à petit


  Ps voyage initié En 2009, pour plus de photos, visitez la galerie

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© Virginie Desbois