La poudre d'escampette
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Formalités de voyage

C'est décidé, je pars au Burkina. Je n'y connais personne. Je me dis que s'investir dans une O.N.G. fait que je ne serais pas seule, je serais encadrée. Je ne me jette pas sans parachute. Je n'ai pas encore suffisamment confiance en moi pour me lancer dans le backpack en solitaire.

Dans ce contexte, je débourse plus qu'à mon accoutumé. A ma charge les frais des week-end et le coût de participation à l'organisme (750 euros) et le billet.  Ca représente quand même une petite somme, étant donné qu'en France, je suis considérée comme précaire.

Comme toujours, je m'y prends des mois à l'avance et trouve des tarifs pas trop dégueus. Pour environ 350 euros, j'effectué mon vol aller-retour avec Royal Air Maroc, Ouagadougou en passant 6 heures d'escale à Alger. Etant à jour dans mes vaccins depuis le Bénin, je dois juste prendre le lariam (anti-palu, idéal pour les photosensible et la prise n'est qu'hebdomadaire. Les autres sont à prise quotidienne et heures fixes).

La demande de visa se fait à Bordeaux, donc, en plus des délais de prise en charge, s'ajoutent ceux du trajet postal. Il coûte une trentaine d'euros.

 J'arrive chargée, la RAM permet un bagage en soute de 25kg et 12 en cabine + un sac à main.

Tel le père Noël, je prévois les cadeaux pour ceux que j'irais retrouver.

Cette fois-ci, j'ai pensé à mon ordinateur. La dernière fois, cela m'aurait bien servi d'avoir des logiciels multimédia à disposition.

De même que la lampe frontale, des bottes de pluie et la moustiquaire.

Question vêtement, j'ai pris ceux que j'avais fait faire la dernière fois. Et niveau chaussures, encore et toujours la tatane/tapette/tong.

 

  J'atterrie à Ouaga dans la nuit, où je suis accueillie par Jamal qui m'attend avec le taximan. Il est un peu comme le guide, l'aide sur place. Un référent qui en fait est plus un local qui apprécie d'échanger avec les étrangers.

Je passe ma première journée dans la capitale où je me déclare à l'ambassade. Une formalité rapide.

Je rencontre Germaine en charge des bénévoles. En fait, je ne la verrais qu'une fois par semaine, en rentrant à la capitale. En réalité, c'est sa maman, Pouspoko, qui m'aura à l'oeil durant mon séjour.

 

Je pars munie de ma visa. Je n'aime pas avoir des liquidité sur moi, tout au plus je garde ce qu'il me faut pour la semaine. Quand on a rien, on ne risque pas de se faire voler. (pas de porte-monnaie, à l'Africaine, c'est dans mon pagne.) Je retire de l'argent avant de prendre le bus avec Jamal, car on ne peut pas le faire sur Niou. Mais bon, en semaine au village, je n'ai pas de réelles dépenses en dehors des clopes. Et lorsque je suis à Ouaga, c'est pour le transport et la bouffe de rue ; encore une fois, c'est pas la ruine.

Il n'y a que pour le bus jusqu'au Bénin où je me risque à me garder de l'argent que je disperse et cache. Entre les pickpockets et la corruption, mieux vaut prévenir que guérir.

Pour ce qui est de la conversion monétaire, je t'avoue que c'est simple 200 CFA = 2 Francs. Ha ben oui, je suis so 90's... La valeur des choses en francs, ça me parle. 

Un des points que j'allais oublier est celui qui concerne la santé, l'hygiène, tout ça... 

Si tu n'a pas de solution antibactérienne, pour se laver les mains, comme en Inde, tu peux acheter des portions de lessives. Micropure, c'est bien, mais il faut attendre, l'utilisation ne peut être immédiate. Il existe une la paille, mais elle ne te servira que pour boire. Hormis la pastille, je ne vois pas comment éviter la prolifération de parasite. 

Bon là, on arrive à la partie où je te révèle à quel point je suis une m'en foutiste, sur certains points. J'ai beau avoir des pastilles, je ne les ai jamais utilisé. Je les ai offerts. Ca, c'est comme les médocs (doliprane, spasfon) quand tu pars. Pareil, oui, il faut faire attention niveau boisson, mais bon, j'aime les glaces bissap et y a pas toujours de bouteilles d'eau scellées... Bref, des fois en fait, tout simplement, tu t'en fouts. Y a aussi, les endroits où tu dors et la personne n'a pas de moustiquaire. Tous ces petits détails qui contribuent à de possibles soucis de santé. En plus, je me lave à l'eau du puit. 

Du coup, je me suis retrouvée avec des parasites dans le corps. Fiévreuse, affaiblie... Direction le dispensaire. Le week-end je suis allée à la clinique à Ouaga ; la réponse : si le dispensaire n'a pas pu vous aider, je ne vois pas ce qu'on peut faire. (nota bene: la clinique, c'est juste pour le chirurgical...) J'ai eu un truc dans le corps, tout le long du séjour, mais résistante que je suis, ce ne fut problématique que quelques jours (3-4j)

Résultat : Depuis ce voyage, à chaque retour, je vais en pharmacie, je chope un antibactérien à large spectre et un antiparasitaire. C'est à renouveler 2-3 semaines après.

 

Toutes les histoires, sur la page Laafi béhémé, Burkina

 

voyage solidaire réalisé en octobre-novembre 2011 visitez la galerie

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© Virginie Desbois